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Un courtier coûte‑t‑il plus cher qu'il ne rapporte ?

Autour de 1 % du montant emprunté chez la plupart des cabinets, rien à payer tant que le prêt n'est pas obtenu, et pas de TVA : ce que coûte un courtier, qui le paie, et comment savoir s'il vous fait gagner plus qu'il ne coûte.

Entretien de conseil dans un bureau lumineux, un dossier ouvert sur la table

Vous hésitez à passer par un courtier parce que vous craignez la facture ? Bonne question, et elle a une réponse précise. Un courtier se paie en général autour de 1 % du montant emprunté, et jamais avant que votre prêt soit obtenu. Reste à savoir si ce qu'il vous fait gagner dépasse ce qu'il coûte.

Combien coûte un courtier ?

Les prix sont libres : aucun barème officiel n'existe. Chaque cabinet fixe ses conditions, en pourcentage du montant emprunté ou en forfait.

Quelques repères publiés par le secteur :

  • la plupart des cabinets : autour de 1 % du montant emprunté, selon MoneyVox ;
  • un courtier en ligne comme Pretto : un forfait de 1 590 € + 0,3 % pour un dossier classique ;
  • chez GPB Courtier : les frais dépendent du dossier et tournent en général autour de 1 % du montant emprunté. Le montant exact figure dans le mandat.

À titre d'illustration, 1 % d'un emprunt de 200 000 € représente 2 000 €.

Qui paie le courtier ?

Le plus souvent, deux payeurs :

  • la banque qui accorde le prêt verse une commission au courtier, couramment entre 0,5 % et 0,8 % du montant emprunté selon Pretto et Meilleurtaux ;
  • vous, selon les cabinets, avec des frais de courtage.

Cette double rémunération n'a rien de caché. Le courtier est immatriculé à l'ORIAS, le registre public des intermédiaires, et il doit vous dire par écrit ce que vous paierez avant de commencer. Tout démarre par un mandat de recherche de financement, qui précise la mission et les frais.

Quand faut-il payer ?

Jamais avant l'obtention de votre prêt. L'étude du dossier, le montage, la présentation aux banques et la négociation ne coûtent rien tant que le financement n'a pas abouti.

C'est la loi qui le garantit : l'article L. 519-6 du code monétaire et financier interdit à un intermédiaire de percevoir quoi que ce soit avant le versement des fonds. C'est pour cela que toute publicité d'intermédiaire porte la mention « Aucun versement, de quelque nature que ce soit, ne peut être exigé d'un particulier, avant l'obtention d'un ou plusieurs prêts d'argent ».

Chez nous, les honoraires ne sont dus que si vous acceptez une offre de prêt, et ne sont réglés qu'après le déblocage des fonds, le plus souvent chez le notaire. Si le financement n'aboutit pas, vous ne devez rien. Un professionnel qui réclame un acompte avant est en infraction.

Faut-il ajouter la TVA ?

Non. Les honoraires de courtage en crédit sont exonérés de TVA, en application de l'article 261 C du code général des impôts. Si l'on vous annonce des honoraires « + TVA 20 % », posez la question.

Un courtier, coût ou économie ?

Tout dépend de ce qu'il obtient, et cela se vérifie. Un courtier travaille sur trois leviers : le taux négocié, l'assurance de prêt et les frais annexes. Sur 20 ou 25 ans, quelques dixièmes de point de taux ou une assurance mieux choisie peuvent peser plus lourd que ses honoraires. Ce n'est jamais garanti : cela dépend de votre profil, de votre apport et du marché.

Les emprunteurs y ont de plus en plus recours : environ 38 % des crédits immobiliers passent aujourd'hui par un intermédiaire, selon le baromètre du crédit présenté par l'APIC, l'association professionnelle des courtiers, le 20 juillet 2026.

Pour comparer, trois gestes :

  1. Demandez le TAEG de chaque offre, le coût total qui regroupe intérêts, assurance, garantie et frais de dossier.
  2. Vérifiez si les frais de courtage y sont inclus. Ce n'est pas toujours le cas : quand vous choisissez un courtier de vous-même, ses honoraires sont en principe hors TAEG. Ajoutez-les alors au coût total.
  3. Mettez ce total en face de l'offre que vous obtiendriez seul, par exemple celle de votre banque.

Si l'écart joue en faveur de l'offre du courtier, ses honoraires sont couverts.

Peut-on négocier ?

Oui, puisque les prix sont libres. Mais le plus utile est d'exiger la clarté : un montant ou un mode de calcul écrit avant de signer le mandat. C'est la seule base sérieuse pour comparer deux cabinets.

Ce qu'il faut retenir

  • Autour de 1 % du montant emprunté chez la plupart des cabinets, dont le nôtre ; le montant exact figure dans le mandat.
  • La banque paie aussi le courtier, entre 0,5 % et 0,8 % du prêt en général.
  • Rien à payer avant le déblocage des fonds : la loi l'interdit.
  • Pas de TVA sur les honoraires de courtage en crédit.
  • Pour juger, comparez les coûts totaux, honoraires compris, avec et sans courtier.
  • Pour savoir sur quel montant porte la discussion, voyez combien vous pouvez emprunter en moins de 2 minutes, sans laisser vos coordonnées.

GPB Courtier est le nom commercial de Georges-Paul Boda, entreprise individuelle immatriculée à l'ORIAS sous le n° 20007871 en qualité de mandataire d'intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement et de mandataire d'intermédiaire d'assurance. Nos mandants figurent dans nos mentions légales.

Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager. Aucun versement, de quelque nature que ce soit, ne peut être exigé d'un particulier, avant l'obtention d'un ou plusieurs prêts d'argent.


Sources : code monétaire et financier, article L. 519-6 ; code de la consommation, articles L. 314-1 (TAEG) et L. 322-2 (mention) ; code général des impôts, article 261 C (exonération de TVA) ; Pretto et Hellopret (tarif Pretto 2026, commission bancaire) ; MoneyVox (honoraires proches de 1 %) ; baromètre du crédit de l'APIC du 20 juillet 2026, repris par Mon Immeuble et CPIM.

Portrait de Georges-Paul Boda
Georges-Paul Boda

Mandataire en opérations de banque (MIOBSP) et en assurances (MIA), ORIAS n°20007871 · Cambrai

Cet article donne une information générale, pas un conseil personnalisé : votre situation précise mérite une étude dédiée. Un crédit vous engage et doit être remboursé : vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

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