Chez GPB Courtier, un accompagnement complet coûte environ 1 450 € par dossier (montant exact indiqué dans le mandat) ; ailleurs, les honoraires clients avoisinent souvent 1 % du montant emprunté (MoneyVox), ou un forfait de 1 590 € + 0,3 % chez un courtier en ligne comme Pretto.
Rassurez-vous d'abord sur un point : tant que votre projet n'a pas abouti, l'étude de votre dossier, son montage et la recherche du financement ne vous coûtent rien.
La rémunération vient ensuite de deux sources. Une commission versée par la banque qui accorde le prêt. Et, selon les cabinets, des frais de courtage que vous réglez vous-même. Ces frais ne deviennent exigibles au plus tôt qu'une fois l'offre de prêt acceptée, et la loi interdit en toute hypothèse de percevoir le moindre versement avant le déblocage effectif des fonds. Leur détail doit figurer par écrit dans le mandat, que vous signez avant toute prestation. Reste la vraie question : ce que cet accompagnement vous rapporte par rapport à ce qu'il vous coûte.
Quel prix en 2026 ?
Les prix du courtage sont libres : aucun barème réglementé n'existe. Chaque cabinet fixe ses conditions, en pourcentage du montant emprunté ou sous forme de forfait. À titre purement illustratif, 1 % d'un emprunt de 200 000 € représente 2 000 €. La complexité du dossier joue aussi : un financement de travaux avec plusieurs lignes de prêt demande plus de travail qu'un prêt classique.
Pour situer ces ordres de grandeur, voici ce que publient quelques acteurs du secteur — chaque chiffre reste attribué à qui le dit, aucun n'est un « prix du marché » qu'on pourrait vous opposer.
| Qui le dit | Ce qu'il annonce |
|---|---|
| Pretto (courtier en ligne) | Tarif public de 1 590 € + 0,3 % du montant emprunté pour un dossier classique |
| Meilleurtaux et Pretto | Sur la commission versée par la banque au courtier : couramment entre 0,5 % et 0,8 % du capital emprunté |
| MoneyVox | Honoraires « le plus souvent » proches de 1 % du montant du prêt — une pratique différente, à lire comme telle plutôt que comme une moyenne du secteur |
Un point que peu de sites mentionnent correctement : les honoraires de courtage en crédit ne sont pas soumis à la TVA. L'intermédiation en crédit relève de la négociation de crédit, une activité exonérée par l'article 261 C du code général des impôts (doctrine fiscale publiée au BOFiP). Si un professionnel vous annonce des honoraires « + TVA 20 % », posez la question.
Nos honoraires : environ 1 450 € par dossier, montant exact indiqué dans le mandat. Ils sont annoncés par écrit avant la signature du mandat de recherche de financement, jamais découverts en cours de route. Rien n'est à régler tant que votre prêt n'est pas obtenu. Notre cabinet intervient comme mandataire d'intermédiaire en opérations de banque. GPB Courtier est le nom commercial de Georges-Paul Boda, entreprise individuelle immatriculée à l'ORIAS sous le n° 20007871 en qualité de mandataire d'intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement et de mandataire d'intermédiaire d'assurance. Nos mandants figurent dans nos mentions légales.
Qui paie le courtier : vous, la banque, ou les deux ?
Le plus souvent, les deux. Mais jamais avant que votre projet ait abouti.
D'un côté, les frais de courtage que vous réglez directement, lorsque le cabinet en applique. De l'autre, une commission d'apport versée par la banque qui accorde le prêt, prévue par les accords conclus entre elle et l'intermédiaire.
Cette double rémunération n'a rien de caché, et vous n'avez pas à la deviner : la réglementation est faite exactement pour ça. Un courtier exerce comme intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement (IOBSP), immatriculé à l'ORIAS, le registre public des intermédiaires. Il doit vous informer des frais dus avant toute prestation.
En pratique, tout commence par la signature d'un mandat de recherche de financement. Ce document précise la mission confiée et mentionne les frais éventuels. Si un professionnel ne peut pas vous dire par écrit, avant de commencer, ce que sa prestation vous coûtera, c'est un signal à prendre au sérieux.
Si une ligne de votre mandat vous laisse un doute, appelez-nous : nous la relirons ensemble.
Quand les frais sont-ils dus ?
Jamais avant l'obtention de votre prêt. Toute la phase d'accompagnement ne vous coûte rien : l'étude de votre situation, le montage du dossier, sa présentation aux banques, la négociation. Selon les mandats, les frais deviennent exigibles au plus tôt une fois l'offre de prêt acceptée ; leur versement, lui, ne peut jamais précéder le déblocage des fonds. C'est une protection ancienne du droit du crédit, aujourd'hui codifiée à l'article L. 519-6 du code monétaire et financier : aucun intermédiaire ne peut percevoir de provision, commission ou frais de dossier avant le versement effectif des fonds prêtés. C'est d'ailleurs pourquoi toute publicité d'intermédiaire doit porter la mention « Aucun versement, de quelque nature que ce soit, ne peut être exigé d'un particulier, avant l'obtention d'un ou plusieurs prêts d'argent » (article L. 322-2 du code de la consommation — textes vérifiés sur Légifrance le 23 juillet 2026).
En pratique, les honoraires sont réglés au déblocage des fonds, le plus souvent au moment de la signature chez le notaire. Ni la signature du mandat, ni la constitution du dossier, ni le dépôt en banque ne peuvent déclencher un paiement. Si le financement n'aboutit pas, vous ne devez rien. Un professionnel qui réclame une provision, des « frais de dossier » ou un acompte avant l'obtention du prêt est en infraction.
Comment ce modèle tient-il ?
Parce que le courtage est une activité rémunérée au résultat. Tant que votre prêt n'est pas obtenu, personne ne vous facture rien : le cabinet assume le temps passé sur votre dossier et ne se rémunère que sur les projets qui aboutissent, par la commission bancaire et, selon les cabinets, par des frais de courtage. Certains réseaux ne facturent d'ailleurs aucuns frais à l'emprunteur et vivent entièrement de la commission versée par la banque.
Aucun de ces modèles n'est meilleur en soi. La seule chose qui compte se lit dans le mandat : ce que vous paierez si le projet aboutit, écrit noir sur blanc avant de commencer. La vraie comparaison ne se fait pas entre « avec » et « sans » frais client, mais entre le coût total du crédit obtenu avec accompagnement et celui que vous auriez obtenu seul.
L'accompagnement est-il un coût ou un investissement ?
Tout dépend de ce qu'il rapporte, et cela se mesure. Le travail d'un courtier porte sur les trois leviers qui pèsent le plus dans un crédit : le taux négocié auprès des banques, l'assurance emprunteur, qui représente souvent une part importante du coût total, et les frais annexes. Sur vingt ou vingt-cinq ans, quelques dixièmes de point gagnés sur le taux ou une assurance mieux ajustée peuvent représenter, selon les dossiers, plusieurs milliers d'euros d'économie sur le coût total du crédit. Cette économie n'est jamais garantie — elle dépend de votre profil, de votre apport et du marché au moment de la demande — mais elle se vérifie, chiffres en main.
Selon le baromètre 2026 de l'APIC (l'association professionnelle des courtiers en crédit), publié le 20 juillet 2026, 38 % du marché du crédit immobilier passe aujourd'hui par un intermédiaire, et 66 % des emprunteurs qui y ont eu recours estiment qu'ils n'auraient pas obtenu leur financement seuls.
La méthode tient en trois vérifications. D'abord, obtenez le TAEG (taux annuel effectif global) de chaque proposition, l'indicateur qui agrège intérêts, assurance obligatoire, garantie et frais de dossier. Ensuite, vérifiez si les frais de courtage sont inclus dans ce TAEG : ce n'est pas toujours le cas (voir la FAQ ci-dessous), et s'ils n'y sont pas, ajoutez-les au coût total. Enfin, mettez ce résultat en face de ce que vous obtiendriez sans accompagnement, par exemple la proposition de votre propre banque. Si l'écart joue en faveur de l'offre trouvée par l'intermédiaire, l'accompagnement est couvert par l'économie constatée sur ce dossier. Le point de départ reste le même dans tous les cas : voir combien vous pouvez emprunter, pour savoir sur quel montant porte la discussion.
Deux précisions utiles pour élargir la comparaison. Ces frais d'intermédiaire existent aussi hors achat immobilier : un regroupement de crédits fonctionne avec la même protection légale. Et le coût d'un crédit ne se joue pas que sur le taux : l'assurance emprunteur pèse lourd, et elle peut être changée à tout moment.
Questions fréquentes
Les frais de courtage entrent-ils dans le TAEG ?
Pas systématiquement. Les tribunaux jugent de façon constante que les frais d'intermédiaire n'entrent dans le calcul que s'ils conditionnent l'obtention du crédit ou son obtention aux conditions annoncées (article L. 314-1 du code de la consommation) : lorsque vous mandatez un courtier de votre propre initiative, ses honoraires en sont en principe exclus. D'où l'importance de la méthode décrite plus haut : pour comparer deux offres, additionnez toujours TAEG et honoraires non inclus, plutôt que de comparer les TAEG seuls. Même la page consacrée au TAEG sur le site du ministère de l'Économie le formule dans les mêmes termes : le TAEG comprend « les frais payés ou dus à des intermédiaires dont l'intervention conditionne l'octroi du prêt » — cette nuance n'est donc pas un détail de spécialiste, elle figure jusque dans la vulgarisation officielle.
Peut-on négocier les frais de courtage ?
Oui, puisque les prix du courtage sont libres. Mais le bon réflexe n'est pas tant de marchander que d'exiger la clarté : le montant exact ou le mode de calcul des honoraires doit vous être remis par écrit avant la signature du mandat. Un montant écrit avant tout engagement est la seule base de comparaison sérieuse entre deux cabinets.
Signer un mandat m'oblige-t-il à payer si le prêt n'aboutit pas ?
Non. Le mandat de recherche de financement encadre la mission confiée au courtier ; il ne peut pas déclencher de paiement tant que les fonds ne sont pas versés, la loi l'interdit (article L. 519-6 du code monétaire et financier, cité plus haut). Si aucune banque ne suit ou si vous renoncez au projet, vous ne devez rien au titre des honoraires. Pour engager la discussion sur des bases claires, commencez par voir combien vous pouvez emprunter, puis parlez-en avec un conseiller à partir de chiffres concrets. L'étude ne coûte rien et n'engage à rien ; nos honoraires ne sont dus que si votre financement aboutit, et ne sont réglés qu'au déblocage des fonds. Contactez-nous quand vous le souhaitez.
Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager. Aucun versement, de quelque nature que ce soit, ne peut être exigé d'un particulier, avant l'obtention d'un ou plusieurs prêts d'argent. Nos mandants et le détail de nos statuts figurent dans nos mentions légales.
Mandataire en opérations de banque (MIOBSP) et en assurances (MIA), ORIAS n°20007871 · Cambrai
Cet article donne une information générale, pas un conseil personnalisé : votre situation précise mérite une étude dédiée. Un crédit vous engage et doit être remboursé : vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.